Qu’est-ce l’ergonomie au travail ?
L’ergonomie au travail se définit par toutes les actions mises en place pour améliorer la santé au travail des salariés et employés : adapter l’environnement de travail, aménager les postes de travail, proposer des outils et des équipements de sécurité au travail et présenter une organisation qui préserve la santé physique et psychologique. Une bonne ergonomie est bénéfique pour tout le monde : vous-même, l’entreprise utilisatrice et votre agence d’emploi. Quand on se sent bien au travail, on est plus efficace et les accident sont évités.
1. L’ergonomie physique
L’ergonomie physique s’intéresse à la bonne posture, aux manipulations d’objets et à l’aménagement de l’espace de travail. Son but : prévenir les troubles musculo-squelettiques, comme les maux de dos, les tendinites ou le syndrome du canal carpien.
Cela passe notamment par des aménagements, comme :
- régler la hauteur du bureau et du siège de bureau ;
- régler l’écran d’ordinateur pour qu’il soit à un bras de vous en termes de distance et situé en face de vos yeux, le dos droit ;
- adapter l’éclairage pour protéger vos yeux ;
- réduire le bruit ;
- adapter vos gestes lors du port de charges lourdes (plier les genoux plutôt que forcer sur les lombaires, pour ne pas provoquer un mal de dos).
2. L’ergonomie cognitive
Les douleurs physiques ne sont pas les seules qui peuvent vous impacter, même si votre métier ou la mission que vous faites est très physique. L’ergonomie professionnelle s’intéresse aussi à la charge mentale : le niveau de stress au travail, la fatigue mentale et les erreurs qui peuvent en résulter.
Pour améliorer l’ergonomie cognitive, il est possible de :
- clarifier vos missions ainsi que vos responsabilités avant le début de chaque mission d’intérim ;
- se former sur l’utilisation d’un logiciel ou sur une méthode de travail pour vous faire gagner du temps (ou même suivre une formation sur l’ergonomie au travail par un ergonome, finançable par l’entreprise d’accueil ou l’agence d’intérim) ;
- diminuer son stress via des techniques de respiration (sophrologie, hypnose, cohérence cardiaque) ou via un suivi psychologique avec un psychologue ou un psychiatre.
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3. L’ergonomie organisationnelle
L’employeur doit assurer la sécurité et la santé au travail de ses employés, quel que soit leur statut (CDI, intérimaires…). Cela passe aussi par une bonne organisation du travail ! Ce type d’ergonomie a pour but d’améliorer la communication et le bien-être au travail.
Pour cela, l’entreprise d’accueil peut mettre en place :
- des horaires de travail adaptés (pour les travailleurs handicapés et les familles, par exemple ou selon vos obligations personnelles) ;
- du télétravail pour les postes et les missions de travail temporaire compatibles (souvent le travail de bureau) ;
- la mise en place de pauses collectives pour favoriser le travail d’équipe et la bonne ambiance au travail ;
- un management bienveillant et à l’écoute.
Chaque entreprise est différente. Si elle œuvre pour une meilleure ergonomie professionnelle, elle met généralement tout en place pour améliorer votre confort physique, préserver votre santé mentale et améliorer l’organisation et la répartition des tâches.
Comment changer l’ergonomie du poste de travail pour réduire les douleurs ?
Pour prévenir les risques professionnels, vous pouvez adapter vos postures grâce à quelques réflexes :
- en cas de travail sur écran, le régler au niveau des yeux pour éviter de courber la colonne vertébrale ;
- placer les coudes, les avant-bras, les hanches et les genoux pour former un angle droit quand vous êtes en position assise sur votre chaise de bureau ;
- utiliser un siège ergonomique si vous comptez rester assis plusieurs heures par jour, avec une inclinaison adaptée ainsi qu’une hauteur réglable et une assise confortable pour soulager vos membres inférieurs ;
- bouger toutes les 30 à 60 minutes pour remettre du mouvement, faire circuler le sang, ne pas rester statique, et lutter (un peu) contre un excès de sédentarité ;
- demander des outils spécifiques, comme une souris et un clavier ergonomique, un repose-pied, un repose-poignet, des accoudoirs, ou des gants ergonomiques.
Pensez à la mobilité ! Une astuce simple est de faire des micro-étirements pour améliorer la circulation sanguine et réduire les crispations. Étirez vos poignets et roulez vos épaules toutes les heures, changez de position si vous avez un bureau réglable en hauteur (assis-debout) et prenez l’habitude de vous lever régulièrement.
Comment améliorer l’ergonomie quand on travaille debout ?
Travailler debout peut tirer sur les ligaments, provoquer une compression veineuse, de la fatigue lombaire et des tensions dans les pieds et les jambes. Pour l’éviter, surtout lorsque vous avez des gestes répétitifs, vous pouvez :
- régler la hauteur du plan de travail à la hauteur des coudes pour le travail léger et sous les coudes pour le travail lourd ;
- utiliser des équipements anti-fatigue comme un tapis souple qui favorise le retour veineux et les repose-pieds ;
- privilégier des chaussures aux semelles amorties pour une meilleure répartition du poids (indispensables si vous trouvez une mission en restauration, par exemple) ;
- utiliser les articulations fortes pour porter et déplacer des objets comme les jambes et les épaules plutôt que les doigts et les poignets.
Comment limiter les risques psychosociaux au travail ?
On l’a vu, les troubles musculaires ou articulaires ne sont pas les seuls sujets concernés par l’ergonomie des postes de travail. La santé mentale compte tout autant ! Si une grande part de la responsabilité revient à l’entreprise, vous pouvez, vous aussi, mettre en place des astuces pour améliorer votre vie professionnelle.
- Apprendre à s’organiser pour limiter la charge de travail : respecter le temps de repos et votre droit à la déconnexion, anticiper les pics d’activité pour éviter l’urgence.
- Devenir plus autonome dans ses missions temporaires : faire preuve d’initiative pour ne pas vous ennuyer ou vous sentir dévalorisé, développer vos compétences professionnelles, vous impliquer socialement avec vos collègues.
- Oser dire quand ça ne va pas : la spécificité du contrat d’intérim est que vous disposez de deux interlocuteurs (l’agence de travail temporaire et l’entreprise qui recrute). En cas de mal-être, n’attendez pas : parlez-en à votre agence ou à un psy.
- Repérer les signes d’alerte : les troubles du sommeil, l’irritabilité, la perte de plaisir au travail, le sentiment d’être dépassé et épuisé par la charge de travail.
Au-delà de ces conseils pratiques, l’activité physique, l’alimentation et le sommeil font partie des trois piliers qui vous gardent en bonne santé physique et mentale. Ils font office de rempart contre les problèmes d’ergonomie, quelle que soit la situation de travail. Ne les négligez pas !
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