Le rôle des médecins en cas d’arrêt de travail

Le rôle des médecins en cas d’arrêt de travail
Le rôle des médecins en cas d’arrêt de travail

06/11/2019

Le médecin traitant, le médecin-conseil et le médecin du Travail ont chacun un rôle dans le suivi et la gestion du dossier médical de l’intérimaire.

Pourquoi consulter un médecin ?

Le médecin traitant conseille et gère le dossier médical :  

  • Orientation vers d’autres professionnels si besoin.
  • Coordination et centralisation des soins.
  • Prolongation de l’arrêt de travail.

Le médecin-conseil de la CPAM 

Son rôle, effectuer des visites de contrôle et se prononcer : 

  • Sur la date de guérison ou de consolidation
  • Sur le taux d’incapacité permanente
Le médecin-conseil peut consulter le médecin du Travail si les séquelles suite à un accident du travail peuvent impacter l’avenir professionnel de l’intérimaire. À l’inverse, s’il se prononce sur la consolidation contre avis du médecin traitant, il est important de contester sans délai la consolidation (les indemnités journalières n’étant plus versées). Le médecin traitant peut alors épauler l’intérimaire.

Le médecin du travail 

À la demande de l’intérimaire, le médecin du travail peut effectuer une visite de pré-reprise pour :

  • Préparer la future reprise d’activité
  • Réaliser une première évaluation des capacités à exercer le métier initial
  • Envisager une reconversion professionnelle

Cette visite n’est pas remboursée par la Sécurité sociale, l’agence d’emploi peut accepter de prendre en charge son coût.

 

 

La guérison ou consolidation

Si l’intérimaire ne présente plus de séquelles, son médecin traitant lui délivre le certificat médical final de guérison. Il est alors en mesure de reprendre une activité professionnelle.

En cas d’absence de guérison, le médecin évalue le caractère permanent des séquelles et délivre un certificat de consolidation qui précise lesquelles pourraient être indemnisables.

L’intérimaire doit l’adresser à sa CPAM et pourra être convoqué par le médecin-conseil de la Sécurité sociale. Son rôle est de se prononcer sur la date de consolidation et le degré de son incapacité permanente. Cela déterminera le taux d’Incapacité Permanente Partielle (appelé taux d’IPP) qui fixe le montant de l’éventuelle indemnisation versée par la Sécurité Sociale. Si les séquelles ne permettent pas à l’intérimaire d’exercer son ancien métier, il va devoir envisager un reclassement professionnel.

Pour en savoir plus, consultez notre page sur les IPP et l’avenir professionnel.

 
Les séquelles des intérimaires sans contrat de travailLes séquelles des intérimaires sous contrat de travail