La reconversion professionnelle

La reconversion professionnelle
Reconversion professionnel interim

22/05/2020

Si l’emploi est jugé incompatible avec l’état de santé de l’intérimaire, ce dernier pourra envisager une reconversion professionnelle au travers d’un bilan de compétences.

Bien préparer la reconversion professionnelle

L'accident du travail est désormais passé. Qu'il ait ou non laissé des séquelles, l'intérimaire va pouvoir réfléchir à son avenir professionnel et éventuellement procéder à des ajustements dans sa carrière. Ce moment important peut nécessiter un suivi de la part de l'agence d'intérim et un vrai accompagnement pour les cas complexes.

Pendant l'arrêt de travail et dès sa fin, plusieurs options sont possibles pour l’intérimaire. Les interventions vont varier selon la situation physique de l’intérimaire et sa situation contractuelle.

L'intérimaire est toujours en contrat de travail

 

L'intérimaire n'a pas de séquelles

Avant de reprendre sa mission (ou dans les 8 jours qui suivent la reprise de la mission), l’agence d'intérim organise la visite de reprise avec le service de santé au travail (SST) dès lors que l’arrêt a été supérieur à 30 jours.

Le médecin décidera l’aptitude ou non, de l'intérimaire, à reprendre la mission d'intérim. L’avis d'aptitude est délivré, l’intérimaire peut poursuivre la mission.
L'intérimaire a des séquelles

L’intérimaire contacte le FASTT pour l’accompagner dans les démarches : RQTH, outils de reconversion…

L’assistante sociale du FASTT coordonne l’ensemble des acteurs pour le reprise d’activité : l’agence, le service de santé au travail (SST), Cap Emploi (ex-SAMETH)*

Pendant l'arrêt, l’intérimaire sollicite une visite de pré-reprise avec le service de santé au travail (SST). Le médecin du travail donnera un avis sur l’adaptation nécessaire de l'emploi et fera des préconisations pour anticiper la reprise sur un poste aménagé ou envisager une procédure d'inaptitude.

L'intérimaire n'est plus en contrat de travail

 

L'intérimaire n'a pas de séquelles

L’intérimaire s’inscrit à Pôle Emploi, son agence d'intérim peut lui proposer des missions. Avant de démarrer la mission (ou dans les 8 jours qui suivent le début de la mission), l’agence organise la visite d'embauche.
L'intérimaire a des séquelles

L’intérimaire contacte le FASTT pour l’accompagner dans les démarches : RQTH, outils de reconversion, Cap Emploi (demandeur d’emploi au chômage)…L’assistante sociale du FASTT coordonne l’ensemble des acteurs pour la reprise d’activité : l’agence, le service de santé au travail (SST), le CEP (conseil en évolution professionnel).

L’intérimaire travaille avec l’assistante sociale du FASTT sur son projet professionnel en lien avec son état de santé.

Une visite médicale doit être organisée pour aider l'intérimaire dans ses projets de retour à l'emploi.

Le projet professionnel de l’intérimaire pourra alors se mettre en oeuvre (bilan de compétence, formations). L’agence proposera des missions selon cet avis.

L’agence pourra proposer des missions selon ces nouvelles compétences.

Le bilan de compétences suite à un accident du travail

Le bilan de compétences aide à construire son projet de reconversion professionnelle suite à un accident du travail. D’une durée de 24 heures maximum, il peut être réalisé pendant l’arrêt de travail pour gagner du temps dès que l’intérimaire sera en mesure de reprendre une activité ou une formation. 

Pour cela, il faut passer une visite médicale de pré-reprise durant laquelle le médecin du travail doit confirmer la nécessité d’une reconversion professionnelle suite à un accident du travail et remettre un avis d’inaptitude prévisionnel à l’ancienne entreprise qui le recevait. Ensuite, il peut réaliser son bilan.

Si le médecin du travail prononce une inaptitude à son ancien métier lors de la visite médicale de retour à l’emploi, l’intérimaire doit faire sa demande de bilan dans les 6 mois qui suivent la visite et au plus tard dans les 9 mois qui suivent la fin de son arrêt de travail.

Les formations pour intérimaires

Si la réalisation de son projet nécessite une formation, plusieurs possibilités s’offrent à lui. Les régions, départements et Pôle Emploi financent de multiples formations. Dans le cadre de la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », l’intérimaire aura accès à des formations certifiantes financées.

 

Pour en savoir plus, connaître ses droits, les aides et être bien conseillé, contacter le service FASTT SOS Accident du travail, sans attendre la fin de l’arrêt de travail au 01 71 25 58 30 (numéro non surtaxé).

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